Naitre femmes en Afrique : le regard des habitantes d’ Umoja

« Umoja » signifie unité en swahili. Il s’agit du mot d’ordre des femmes de ce village kenyan dans lequel toutes ont fait le choix de fuir la violence des hommes pour vivre en communauté. Aujourd’hui, sur Vive-On, nous vous expliquons le parcours des femmes d’Umoja et les enjeux que celles ci représentent dans une Afrique en pleine mutation. 

 

Source : Africa News

L’Histoire d’ Umoja 

En 1990, des femmes kenyanes issues des communautés Samburu, victimes de violences, s’unissent pour créer le village d’ Umoja, au sud du Kenya.

Ce village est habité exclusivement par des femmes qui cherchent à prendre leurs indépendances, en fuyant entre autre les violences et les inégalités dont elles sont victimes. Certaines femmes ont été violées (souvent par des soldats britanniques) puis battues et répudiées par leurs époux et leurs communautés, d’autres mariées de force et / ou excisées. Le village d’Umoja est leur dernier espoir, elles se font d’ailleurs appeler les Tumaï, ce qui signifie « espoir de vie ».  

Les femmes de ce village vont à rebours des traditions du pays, elles sont libres et indépendantes, ont la possibilité de posséder des biens, d’élever leurs propres animaux … Pour subvenir à leurs besoins, les Tumaï fabriquent également des colliers traditionnels de la culture Samburu, colliers qu’elle revendent aux touristes qui viennent les visiter. 

Les combats des femmes kenyanes 

Au Kenya, 60% des petites filles ne dépassent pas les classes de primaire, et seulement 5% réussissent à intégrer l’université. Pour les Tumaï, l’éducation est la clé principale de l’évolution de la condition des femmes au Kenya, mais aussi partout en Afrique. Le village possède sa propre école qui dispense des cours gratuitement, non seulement pour les enfants des Tumaï mais aussi pour les enfants des autres villages.

Changer les comportements est l’objectif principal des femmes d’ Umoja qui se battent également pour que la condition des femmes dans l’ensemble du pays évolue. Elles demandent une prise de conscience sur la nécessité de lois adaptées qui les protégeraient réellement. Par exemple, même si les mutilations génitales sont interdites depuis 2011 au Kenya, 80% des femmes sont encore excisées dans la culture Sambura). Elles revendiquent également des droits politiques et contribuent à la revalorisation de la femme dans la société en travaillant de façon étroite avec des associations féministes de Nairobi. 

Depuis Umoja, deux autres villages de femmes indépendantes et autonomes ont été crées au Kenya. 

Source : Le nouveau Paradigme

Merci d’avoir lu cet article, si celui-ci vous a intéressé nous vous invitons à poursuivre vos découvertes avec Vive-On, direction le Sénégal !

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